Chien « hyperactif » : et si c’était de l’ennui ?
Chien destructeur, fugueur, ingérable en laisse, en extérieur ou à la maison : vous avez peut-être déjà rencontré ces profils canins.
Ces chiens explorent leur environnement avec assiduité, réagissent souvent de manière intense à la nouveauté et éprouvent des difficultés à rester calmes en présence de stimulations.
Souvent qualifiés de « hyperactifs », ils peuvent parfois faire l’objet d’une prise en charge reposant sur l’administration de psychotropes et sur une éducation coercitive. Pourtant, la première piste à explorer se situe davantage au niveau de la qualité de vie de l’animal.
Ce chien bénéficie-t-il quotidiennement de :
- activités sociales ;
- plages de liberté ;
- activités masticatoires, exploratoires et relationnelles ?
Est-il seul en journée, et si oui, dans quelles conditions et sur quelle durée ?
De nombreux chiens qualifiés d’hyperactifs souffrent en réalité d’ennui et de manque de stimulations. Pour s’adapter à un environnement trop pauvre au regard de leurs besoins, ils peuvent développer des stratégies comportementales, souvent qualifiées à tort de troubles du comportement, alors qu’ils cherchent simplement à occuper et structurer leur journée.
La sélection artificielle a également façonné certaines races afin de les rendre particulièrement attentives à leur environnement, résistantes à la fatigue et dotées d’un fort influx nerveux.
C’est notamment le cas du Malinois, du Jack Russell, du Doberman, du Cattle dog, du Border Collie ou encore du Berger Australien. Pour ce type de chiens, l’activité physique intense a peu d’impact positif sur le niveau d’éveil car elle renforce progressivement leur résistance à l’effort. C’est surtout la structure éducative qui permettra de canaliser leur énergie et leur influx nerveux.
Un professionnel compétent commencera par identifier le budget-temps du chien, c’est-à-dire la répartition de ses activités sur 24 heures, avant de proposer des ajustements adaptés au type racial, à l’âge et au tempérament de l’individu.
La révision du budget-temps permet de résoudre de nombreuses problématiques comportementales, sans recourir aux psychotropes, simplement en répondant de manière plus juste aux besoins fondamentaux de chaque chien.
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